PrJean-Jacques MOURAD - Past-prĂ©sident du ComitĂ© Français de Lutte contre l'HyperTension ArtĂ©rielle (CFLHTA) DĂ©solĂ©, votre navigateur ne peut pas lire cette vidĂ©o. RĂ©alisation : GaĂ«l de Vaumas - MandatĂ© par CFLHTA Source : Press Tv News - PubliĂ©e le 15 dĂ©cembre 2014 « Le lien entre l’HyperTension ArtĂ©rielle (HTA), les troubles de la mĂ©moire et la maladie d’Alzheimer est Hypertendus dormez-vous bien ? est le nouveau thĂšme de la campagne d’information du ComitĂ© Français de Lutte contre l’Hypertension ArtĂ©rielle (CFLHTA) lancĂ©e le 14 dĂ©cembre 2010, Ă  l LeComitĂ© Français de Lutte contre l’Hypertension ArtĂ©rielle (CFLHTA) a dĂ©cidĂ© de dĂ©dier sa campagne d’action annuelle aux diffĂ©rents aspects de l’hypertension artĂ©rielle chez la femme. Cette brochure a pour vocation de sensibiliser le grand public, et en particulier les femmes, sur l’importance de s’intĂ©resser trĂšs ï»żLesmĂ©decins spĂ©cialistes de l’HyperTension ArtĂ©rielle donnent l’exemple et dĂ©clarent « Le vaccin contre la COVID-19 est une chance ». La Fondation de Recherche sur l’HTA, le ComitĂ© Français de Lutte contre l’HTA, la SociĂ©tĂ© Française d’HTA et le Club des Jeunes Hypertensiologues se mobilisent en faveur de la vaccination contre la COVID-19 des patients dune hypertension artĂ©rielle et pour aider Ă  trouver le meilleur traitement. Pour cela, la haute autoritĂ© de santĂ© (HAS) et le ComitĂ© Français de Lutte Contre l’Hypertension ArtĂ©rielle (CFLHTA) recommandent d’appliquer : la rĂšgle des 3 ‱ 3 mesures le matin , ‱ 3 mesures le soir, ‱ 3 jours de suite. De rĂ©centes Ă©tudes ComitĂ©Français de Lutte Contre l'Hypertension ArtĂ©rielle. A propos; Liens; Contact; Le CFLHTA. PrĂ©sentation; Le bureau ; Nos actions; L’HTA c’est quoi. Qu’est-ce que la pression COmUB. L'automesure de la tension consiste Ă  mesurer sa tension le matin 3 mesures et le soir 3 mesures pendant 3 jours de suite. Selon la Haute AutoritĂ© de SantĂ©, l'automesure aide le mĂ©decin pour la prise en charge des hypertendus dans les circonstances suivantes la confirmation du diagnostic de l'HTA l'Ă©valuation de l'efficacitĂ© du traitement antihypertenseur le diagnostic d'un effet blouse blanche et le suivi des patients identifiĂ©s la premiĂšre Ă©tape dans la prise en charge d'une hypertension rĂ©sistante Pour rĂ©aliser une automesure de la tension, il est nĂ©cessaire de disposer d'un tensiomĂštre automatique Ă  son domicile. Pour aider le patient Ă  bien rĂ©aliser son automesure et pour lui apporter un conseil sur la conduite Ă  tenir en fonction des tensions mesurĂ©es, la Fondation de Recherche sur l'HTA et quatre associations mĂ©dicales recommandent l'usage de l'application suiviHTA Utiliser un tensiomĂštre automatique Pour une mesure plus prĂ©cise de la tension, les tensiomĂštres automatiques sont aujourd’hui recommandĂ©s car la mesure de la tension se fait avec l'unitĂ© mmHg. Le tensiomĂštre automatique affiche la tension SYS avec 3 chiffres et la tension DIA avec 2 ou 3 chiffres. Ainsi, par exemple, une tension mesurĂ©e Ă  12/8 par mĂ©thode auscultatoire s’affichera Ă  128/84 sur le tensiomĂštre automatique. La valeur PULSE indique le nombre de battement cardiaque par minute. Importance d'une bonne position pendant la mesure La position assise est recommandĂ©e pour la mesure de la tension avec un tensiomĂštre automatique. Avec un tensiomĂštre de poignet, la position "bras croisĂ©s, le poignet Ă  la hauteur du coeur" permet d'obtenir la tension la plus fiable. Avec un tensiomĂštre de bras, la position du poignet n'a pas d'influence sur la mesure de la tension. TensiomĂštre automatique au bras choisir la bonne taille de brassard Avec le tensiomĂštre de bras la taille du brassard influence la fiabilitĂ© des mesures. Un brassard de taille M 22-36 cm est adaptĂ© Ă  un bras de circonfĂ©rence normale. Un brassard de taille 22-42 cm convient au "gros bras". Avec un tensiomĂštre automatique de bras, le brassard peut ĂȘtre positionnĂ© sur le bras nu ou couvrant la manche d’un vĂȘtement d'Ă©paisseur modĂ©rĂ©e. Mesure de la tension en suivant le protocole L'automesure impose la mesure de la tension par le patient lui-mĂȘme. Les mesures successives sont Ă  effectuer sur le mĂȘme bras. Le protocole est rester assis, au repos, ne pas fumer, ne pas parler 3 mesures consĂ©cutives sĂ©parĂ©es de 1 minute, en restant assis entre chaque 2 session par jour le matin et le soir 3 jours consĂ©cutifs Les chiffres de la tension sont Ă  inscrire sur le relevĂ© tensionnel papier ou sur une application dĂ©diĂ©e Report des chiffres de tension sur un relevĂ© d'automesure papier ou une application dĂ©diĂ©e Les chiffres de tension affichĂ©s sur le tensiomĂštre sont Ă  reporter sur un relevĂ© d'automesure. Le relevĂ© papier est Ă  communiquer Ă  un professionel de santĂ©. L'usage d'une application dĂ©diĂ©e, comme suiviHTA, permet une analyse automatisĂ©e des tensions et la dĂ©livrance d'un conseil pour refaire l'automesure et/ou prendre un avis mĂ©dical. Les tensions sont mĂ©morisĂ©es permettant d'obtenir un historique. La FRHTA, le CFLHTA, la SFHTA, La FĂ©dĂ©ration Française des DiabĂ©tiques et la SociĂ©tĂ© Française de MĂ©decine Digitale recommandent l'utilisation de l'application suiviHTA. 5 raisons d'utiliser l'application suiviHTA Les plus de l'application suiviHTA RĂ©aliser l'automesure selon les bonnes pratiques Recevoir des conseils adaptĂ©s aprĂšs avoir fait l'automesure Stockage des donnĂ©es personnelles uniquement sur le smartphone Conserver l'historique des donnĂ©es de tension sur son smartphone Envoyer le rapport de l'automesure Ă  son mĂ©decin Six conseils pour contrĂŽler votre hypertension Connaissez-vous les trois bourreaux des coeurs ? Le cholestĂ©rol, le diabĂšte et
 l'hypertension. "La tension artĂ©rielle, c'est la pression exercĂ©e par le sang sur les artĂšres au moment oĂč le coeur l'Ă©jecte vers l'organisme, explique le Pr Jean-Jacques Mourad, prĂ©sident du ComitĂ© français de lutte contre l'hypertension artĂ©rielle. Or, Ă  partir de la cinquantaine, les artĂšres sont moins Ă©lastiques, le sang circule moins bien et le coeur, pour rĂ©soudre ce problĂšme, augmente sa pression. D'oĂč, souvent, l'apparition d'une hypertension, qui n'est pas toujours dĂ©tectĂ©e car elle ne se signale par aucun symptĂŽme. Seulement, Ă  long terme, elle peut ĂȘtre responsable d'attaques cĂ©rĂ©brales et d'infarctus du myocarde." Heureusement, ce n'est pas une fatalitĂ© ! Voici comment procĂ©der pour la garder sous contrĂŽle. ‱ 1. On mesure sa tension On parle d'hypertension Ă  partir de 14/9 . Le premier chiffre correspond Ă  la pression systolique, c'est-Ă -dire la pression du sang lorsque le coeur se contracte et se vide ; le second, Ă  la pression diastolique, quand le coeur se relĂąche. "Si l'on flirte avec ces chiffres, il faut mesurer sa tension avant chaque rendez-vous mĂ©dical, conseille le Pr Mourad. En respectant la "rĂšgle des trois" trois mesures consĂ©cutives le matin, trois le soir et ce, trois jours de suite." Pour cela, rendez-vous chez votre pharmacien ou achetez un appareil d'auto-mesure. ‱ 2. On sale moins "Nous consommons en moyenne dix grammes de sel par jour. C'est trop !" rappelle le Pr Mourad. En nous maintenant Ă  6 grammes, nous pourrions rĂ©duire de 22 % les risques d'accidents vasculaires . Alors, on ne resale pas, et on Ă©vite les plats industriels, souvent trop salĂ©s. ‱ 3. On mange du poisson C'est sĂ»r, la charcuterie, la crĂšme fraĂźche, les fritures, c'est bon
 sauf pour nos artĂšres ! En revanche, les huiles vĂ©gĂ©tales d'olive, de colza, de noix, riches en graisses insaturĂ©es, nous aident, elles, Ă  garder des artĂšres souples. On pense aussi au poisson gras deux fois par semaine , car il contient des omĂ©ga 3, protecteurs du systĂšme cardiovasculaire. Et tous les jours, on mange des fruits et lĂ©gumes riches en potassium, ils font baisser la tension . 3 autres trucs pour limiter son hypertension ‱ 4. On aime bouger "Par la pratique rĂ©guliĂšre d'une activitĂ© physique, on peut, en cas d'hypertension moyenne, retarder la prise de mĂ©dicaments et, en cas d'hypertension plus importante, renforcer l'action du traitement", explique le Pr Mourad. Son ordonnance ? Marcher d'un bon pas ou faire du vĂ©lo pendant vingt minutes trois fois par semaine , ce qui permet de retrouver une tension normale. ‱ 5. On surveille son poids Savez-vous que perdre 3 kilos permet de faire baisser sa tension et de rĂ©duire de 46 % le risque de devenir hypertendu ? ‱ 6. On fume moins La nicotine augmente la pression artĂ©rielle et abĂźme les artĂšres. Dix cigarettes par jour multiplient par 2,4 le risque de dĂ©velopper une hypertension . ‱ L'hypertension en chiffres 14,4 millions de personnes en France souffrent d'hypertension. Un quart d'entre elles l'ignorent. 20 % des personnes ĂągĂ©es de 45 Ă  54 ans sont hypertendues, 45 % des 55-64 ans . ‱ Pour en savoir plus rendez-vous sur , le site du ComitĂ© français de lutte contre l'hypertension artĂ©rielle. Vous trouverez un test pour savoir si vous ĂȘtes Ă  risque, et de nombreuses brochures Ă  tĂ©lĂ©charger. Vous aimez cet article ? Cet Ă©tĂ©, profitez de nos offres d’abonnement Ă  prix rĂ©duits pour partager ensemble bonne humeur, conseils santĂ©, bons plans et infos immanquables ! Avec Notre Temps SantĂ© & Bien-Être, prenez soin de vous. La maladie cƓliaque5 mai 2021HypothyroĂŻdie et prise de poids25 mai 2021 Quand parle-t-on d’hypertension ? L’hypertension artĂ©rielle HTA se dĂ©finit par une pression artĂ©rielle Ă©levĂ©e en consultation, soit supĂ©rieure Ă  140 et/ou 90 mm Hg que votre mĂ©decin pourra exprimer par “14/9”. Si vous disposez d’un tensiomĂštre Ă  domicile, les seuils sont un peu plus stricts puisque vous ĂȘtes alors considĂ©rĂ©e comme hypertendue Ă  partir de 135 et/ou 85 mm Hg ou “13,5/8,5”. L’HTA est un Ă©tat pathologique appelĂ© “tueur silencieux” car la maladie reste longtemps complĂštement asymptomatique. En cas d’HTA sĂ©vĂšre, les symptĂŽmes sont loin d’ĂȘtre spĂ©cifiques maux de tĂȘte, somnolence, palpitations, vision trouble, fatigue, vertiges, confusion, sensation de bourdonnement dans les oreilles, difficultĂ©s respiratoires, rythme cardiaque irrĂ©gulier
 quelques signes qui devraient mettre la puce Ă  l’oreille de votre mĂ©decin traitant. Prise en charge de l’HTA en France des chiffres de plus en plus alarmants Sur le plan Ă©pidĂ©miologique, l’HTA constitue la pathologie cardiovasculaire dont la prĂ©valence est la plus Ă©levĂ©e. Les enquĂȘtes FLAHS French League Against Hypertension Survey, menĂ©es depuis 2002 par le ComitĂ© Français de Lutte contre l’Hypertension ArtĂ©rielle CFLHTA et depuis 2015 en association avec la Fondation de Recherche sur l’HTA FRHTA, fournissent des informations sur la prĂ©valence de l’HTA dans la population adulte de plus de 35 ans. Selon les donnĂ©es de l’enquĂȘte FLAHS 2019, la prise en charge de l’HTA en France continue de se dĂ©tĂ©riorer [1]. Selon le protocole d’automesure de la pression artĂ©rielle recommandĂ© pour cette Ă©tude, 8,7 millions des Français de plus de 35 ans sont hypertendus et parmi eux, 5 millions sont non dĂ©pistĂ©s ou non traitĂ©s. Seuls 3,7 millions, soit 42,5 %, reçoivent un traitement antihypertenseur. Avec une proportion estimĂ©e d’hypertendus traitĂ©s et un contrĂŽle de l’HTA qui rĂ©gressent alors que les prescriptions de mĂ©dicaments antihypertenseurs grimpent, FLASH 2019 confirme les chiffres inquiĂ©tants de la derniĂšre enquĂȘte du mĂȘme nom, rĂ©alisĂ©e en 2017. Aussi, les donnĂ©es de FLAHS 2019 confirment celles de l’enquĂȘte Esteban de 2015 [2], menĂ©e en France entre 2014 et 2016 auprĂšs d’adultes de 18 Ă  74 ans, Ă  savoir que la situation s’est dĂ©gradĂ©e depuis 2006. Aucune diminution de la prĂ©valence de l’HTA n’a Ă©tĂ© observĂ©e en France, avec toujours un adulte sur trois hypertendu. De plus, aucune amĂ©lioration du dĂ©pistage et de la prise en charge de l’HTA n’a pu ĂȘtre mise en Ă©vidence. Plus inquiĂ©tant encore, ils montrent que la situation s’est fortement dĂ©gradĂ©e chez les femmes. Pour rĂ©sumer, les gens sont moins bien traitĂ©s, moins pris en charge et moins contrĂŽlĂ©s. Le traitement de l’HTA chez la personne en surcharge pondĂ©rale MĂ©dicaments Normaliser la tension est le seul moyen de protĂ©ger nos artĂšres du vieillissement et de ses complications cardiovasculaires. Sur le plan thĂ©rapeutique, la perte de poids et l’augmentation de l’activitĂ© physique devraient ĂȘtre au centre de la stratĂ©gie de prise en charge. Toutefois, un traitement antihypertenseur est trĂšs souvent requis en raison des limites des approches non pharmacologiques. Nous disposons de cinq classes d’antihypertenseurs parmi lesquelles le mĂ©decin choisira un traitement initial “sur mesure” en tenant compte des rĂ©sultats de l’interrogatoire, de l’examen clinique, de la sĂ©vĂ©ritĂ© de l’HTA et des rĂ©sultats du bilan biologique de son patient. Si un seul traitement ne suffit pas Ă  atteindre l’objectif tensionnel ou qu’il y a des complications, notamment sur le cƓur insuffisance coronarienne, angor, insuffisance cardiaque, troubles du rythme, infarctus du myocarde, le cerveau AVC et le rein maladie rĂ©nale chronique, il faut passer de la monothĂ©rapie Ă  la bithĂ©rapie, puis Ă  la trithĂ©rapie, etc. En raison des problĂšmes Ă©voquĂ©es prĂ©cĂ©demment, notamment de la sĂ©crĂ©tion massive et chronique d’angiotensine-2 par le tissu adipeux intra-abdominal, il est de plus en plus frĂ©quent pour un mĂ©decin de devoir “empiler” les mĂ©dicaments sans pour autant parvenir Ă  contrĂŽler la pression artĂ©rielle. C’est ce qu’on appelle l’escalade thĂ©rapeutique. Perte de poids Cliniquement, chaque mĂ©decin a vĂ©cu des cas individuels oĂč une diminution mĂȘme modĂ©rĂ©e du poids corporel s’est accompagnĂ©e d’une baisse de la pression artĂ©rielle et de la possibilitĂ© de rĂ©duire la mĂ©dication. Ainsi, de nombreuses Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© qu’une diminution du poids corporel permettait de prĂ©venir l’HTA ainsi que de rĂ©duire voire de normaliser la pression artĂ©rielle en cas d’HTA, en particulier lorsque celle-ci est modĂ©rĂ©e. Une mĂ©ta-analyse de vingt-cinq Ă©tudes concernant 4874 patients a notamment observĂ© que, pour chaque kilo perdu, la tension artĂ©rielle systolique et diastolique diminue d’environ 1 mm Hg [4]. Les rĂ©sultats d’une Ă©tude rĂ©alisĂ©e sur 10 809 patients ayant complĂ©tĂ© la phase d’amaigrissement du Programme RNPC ont montrĂ© que la perte de poids obtenue grĂące au programme permettait aux patients hypertendus de diviser par deux leurs traitements mĂ©dicamenteux prescrits pour l’HTA [5]. Conclusion Globalement, la perte de poids, une moindre consommation d’aliments riches en sel et la pratique d’une activitĂ© physique rĂ©guliĂšre amĂ©liorent sans aucun doute la pression artĂ©rielle des patients en surcharge pondĂ©rale. Mais combien d’entre eux parviendront Ă  rĂ©aliser les changements proposĂ©s par leur mĂ©decin et pendant combien de temps ? C’est pourquoi, bien que ces approches non pharmacologiques doivent ĂȘtre proposĂ©es en premiĂšre intention, dans la majoritĂ© des cas, les mĂ©decins prĂ©fĂšreront dĂ©buter un traitement antihypertenseur chez les patients en surpoids ou obĂšses et hypertendus, quitte Ă  ce que ce traitement mĂ©dicamenteux soit rĂ©duit ultĂ©rieurement si les mesures hygiĂ©no-diĂ©tĂ©tiques s’avĂšrent efficaces. RĂ©fĂ©rences Lecrubier A. Prise en charge de l’HTA en France des chiffres de plus en plus mauvais – Medscape – 7 janv 2020 Perrine AL, et al. Bulletin EpidĂ©miologique Hebdomadaire 2018;10170-9 Hall JE. The kidney, hypertension, and obesity. Hypertension 2003;41625-33 Neter JE, et al. Influence of weight reduction on blood pressure A meta-analysis of randomized controlled trials. Hypertension 2003;42878-84 Christensen L, et al. Metabolic improvements during weight loss The RNPC cohort. Obesity Medicine 2019;14100085 JournĂ©e de l'hypertension Par Mathias Germain A l'occasion de la journĂ©e de l'hypertension, les spĂ©cialistes alertent sur les risques de cette maladie. Ils comptent sur l'automesure et la consultation d'annonce pour que les malades se prennent en main. Darron Cummings/AP/SIPA PubliĂ© le Ă  10h00 A peine 2 % des hypertendus traitĂ©s rĂ©alisent les automesures nĂ©cessaires au suivi de leur maladie, s’inquiĂšte le Dr Bernard VaĂŻsse, cardiologue Ă  l’hĂŽpital de la Timone Ă  Marseille, et prĂ©sident du ComitĂ© français de lutte contre l’hypertension artĂ©rielle CFLHTA. Autre chiffre inquiĂ©tant Ă  peine un malade sur deux applique les recommandations hygiĂ©no-diĂ©tĂ©tiques ou prend son traitement Ă  la lettre. D’aprĂšs des Ă©tudes rĂ©alisĂ©es par l’Assurance maladie, ou des Ă©quipes de recherche en cardiologie, 50 % des hypertendus qui dĂ©butent un mĂ©dicament antihypertenseur l’auront stoppĂ© avant le 200e jour
 Seulement 49 % des malades s’appliquent Ă  rĂ©duire leur poids, et 52 % pratiquent de l’activitĂ© physique quotidiennement. Les hypertendus peu consients des risquesUn constat alarmant que dressent les spĂ©cialistes Ă  l'occasion de la journĂ©e nationale de l’hypertension qui se dĂ©roule ce mardi. Ils veulent donc inciter les malades Ă  ĂȘtre de vĂ©ritables acteurs des consultations auprĂšs des mĂ©decins. Les malades ne prennent pas toujours conscience des risques de complications, or l’HTA affecte le cerveau, le cƓur et les reins
 avertit le cardiologue marseillais. Elle a Ă©tĂ© classĂ©e par l’Organisation mondiale de la santĂ© en deuxiĂšme position, juste aprĂšs le tabagisme, sur la liste des facteurs diminuant le nombre d’annĂ©es de vie en bonne santĂ©. Ce qui est dommage, c’est que la pression artĂ©rielle peut ĂȘtre bien contrĂŽlĂ©e par l’activitĂ© physique, par une bonne alimentation, et par les mĂ©dicaments. » Ecouter le Dr Bernard VaĂŻsse, prĂ©sident du ComitĂ© français de lutte contre l'HTA. Le vrai problĂšme est de prendre conscience de cette maladie silencieuse. » Pour remĂ©dier Ă  ces problĂšmes d’observance et d’adhĂ©rence aux traitements, le ComitĂ© français de lutte contre l’hypertension souhaitent que les mĂ©decins, Ă  80 % des gĂ©nĂ©ralistes, et leurs patients prennent du temps lors de la premiĂšre consultation d’annonce. Des consultatons d’annonce ont Ă©tĂ© mises en place pour le cancer, le VIH
 il faut la mĂȘme chose pour l’HTA, il faut que le mĂ©decin et le malade aient du temps pour Ă©tablir la stratĂ©gie thĂ©rapeutique, pour bien comprendre les risques et les moyens de les Ă©viter. Toutes les enquĂȘtes auprĂšs des malades montrent qu’ils manquent d’information une majoritĂ© d’entre eux ne connait pas la cause ou les causes de leur hypertension, ou n’a pas en tĂȘte leurs derniers chiffres de tension. » Des appareils d'automesure Ă  disposition chez les mĂ©decins Le CFLHTA plaide donc pour la mise en place de consultations d’annonce et des consultations d’adaptation du traitement. Et le ComitĂ© en accord avec le ministĂšre de la santĂ© a fixĂ© un objectif 70 % des hypertendus avec une pression artĂ©rielle sous contrĂŽle en 2015. De son cĂŽtĂ©, l’assurance maladie a pris une initiative pour promouvoir l'auto-mesure. Pour 2014, elle a commandĂ© des appareils d’auto-mesure que les mĂ©decins de ville pourront mettre Ă  la disposition de leurs hypertendus afin qu’ils expĂ©rimentent l’auto-mesure de leur pression artĂ©rielle. L’assurance maladie souhaite ainsi Ă©quiper tous les mĂ©decins de ville qui le souhaitent d’ici trois ans. En janvier prochain, les mĂ©decins volontaires de quatre dĂ©partements l’Aube, l’Aude, l’IsĂšre et le Tarn pourront bĂ©nĂ©ficier de cette mesure. Ils pourront ainsi expliquer au malade la sacro-sainte rĂšgle de l’auto-mesure, la rĂšgle de trois » trois mesures pendant le mois prĂ©cĂ©dant la conseultation chez le mĂ©decin, trois mesures le matin aprĂšs le petit dĂ©jeuner, trois mesures le soir aprĂšs le dĂźner. Ecouter le Dr Bernard VaĂŻsse "La rĂšgle de trois appliquĂ©e Ă  l'auto-mesure "Si le malade ne souhaite pas faire cette auto-mesure, son praticien peut lui proposer un holter tensionnel, un dispositif mĂ©dical Ă©lectrique qui permet de prendre des mesures automatiquement pendant un certain temps. L’appareil portĂ© directement par le malade relĂšve la pression artĂ©rielle toutes les 15 ou 30 minutes pendant 24 outils aident Ă  la prise de conscience et Ă  un meilleur contrĂŽle de la maladie les centres spĂ©cialisĂ©s d’hypertension ont dĂ©veloppĂ© un questionnaire de prĂ©paration Ă  la consultation. Ainsi, l’unitĂ© d’hypertension de l’hĂŽpital europĂ©en Georges-Pompidou AP-HP a conçu un questionnaire-patient de prĂ©paration Ă  la consultation d’hypertension, baptisĂ© HY-Quest. Ce questionnaire qui comporte pas moins de 133 questions, est rempli par le patient Ă  son domicile puis apportĂ© Ă  la consultation pour ĂȘtre pris en compte par le mĂ©decin. 133 questions pour prĂ©parer la consultation Le principe est de remplir le questionnaire Ă  domicile pour que le patient ait le temps nĂ©cessaire et suffisant de rĂ©pondre aux questions, qu’il puisse recopier ses ordonnances prĂ©cĂ©dentes et Ă©ventuellement se faire aider par un proche, explique le Dr Nicolas Postel-Vinay, hypertensiologue Ă  l’HEGP AP-HP. L’utilisation de Hy-Quest contribue Ă  structurer l’interrogatoire du patient afin de limiter les omissions dans les antĂ©cĂ©dents personnels et familliaux, le mode de vie, les intolĂ©rances au traitement, les examens complĂ©mentaires et les traitements en cours. Il nous permet de dĂ©gager du temps pour un dialogue personnalisĂ© avec le patient sur son histoire, son projet de prise en charge ou son niveau d’information » Une Ă©tude rĂ©cente a montrĂ© que cet outil a Ă©tĂ© bien acceptĂ© par les patients et que la concordance des rĂ©ponses du patient avec celle du mĂ©decin est bonne. Les patients ont montrĂ© une forte motivation, seulement 10% d’entre eux ont oubliĂ© de rapporter leur questionnaire Ă  la consultation. Nous utilisons des cookies sur notre site web pour vous offrir une expĂ©rience plus pertinente en mĂ©morisant vos prĂ©fĂ©rences et vos visites rĂ©pĂ©tĂ©es. En cliquant sur "Accepter", vous consentez Ă  l'utilisation de TOUS les cookies.

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